le chamois

Chamois dans les prairies du massif jurassien
Le chamois habite les montagnes d'Europe.
Depuis les années 60, il a été réintroduit dans les montagnes de moyenne altitude telles les Vosges ou le Jura, là où il avait été exterminé. Très bien acclimaté sa population évolue dans ces millieux où sa présence ne gêne en rien l'équilibre naturelle.
En moyenne montagne, son seul prédateur est le renard, qui n'a malgré tout aucune chance de manger un petit en bonne santé. Le rusé sera chassé par la harde de chamois, ou le jeune s'échappera dans une falaise abrupte dont il est un expert. Ses sabots, composés de deux doigts lui permettent une très bonne adhésion sur les roches. Il grimpe et saute sur des falaises quasiment nues avec une grande aisance. Ses bonds peuvent atteindre huit mètres de long...
Un nouveau danger est apparu ces dernières années pour les troupeaux de chamois. Ce danger se nomme le lynx.
Dans les alpes, un grand prédateur du chamois est l'aigle royal. Le rapace s'attaquera rarement à un adulte en santé, mais n'hésitera pas d'essayer de précipiter dans le vide un jeune ou un adulte bléssé. Même si les petits ont un poids dépassant la possibilité de levage du rapace, ce dernier tentera d'attaquer le jeune chamois.

Chamois et chat sauvage au petit matin
Les chamois vivent en petit troupeaux que l'on appelle des hardes. Ces hardes sont dirigées par de vieilles femelles stériles que l'on nomme les bréhaignes. Ce sont elles qui passent en premier dans les passages dangereux et qui guident le groupe. En effet, stériles, en cas d'accident, leur perte est moins grave pour la survie de l'espèce.
Les mâles vivent séparés du troupeau, et ne le rejoingnent que durant la période du rut où il va défendre son territoire. Les combats entre mâles sont très violents et finissent souvent par la mort d'un des deux rivaux, précipité dans le vide.
La femelle quitte la harde au printemps pour mettre bas son cabri qu'elle élèvera seule durant la première année avant de réintégrer la harde l'année suivante.
Le chevreau, ou cabri porte alors le nom d'éterlou si c'est un mâle ou d'éterle si c'est une femelle.
Ses cornes ont commencé à pousser dès le second mois de sa vie et ne tomberont jamais.

Un petit éterlou
Le chamois est un animal très facilement observable lorsqu'il se nourrit dans une clairière. Sa vue ne lui permet pas, en effet, de distinguer un homme à l'arrêt. Seul son flair peut lui permettre de prendre conscience de la présence d'un être humain...
Les photos présentées dans ce reportage et dans la galerie a été réalisée en étant debout à quelques mètres des animaux au millieu d'un champs... Par contre, il faut toujours s'approcher du chamois par le côté dégagé du champs afin de lui laisser sa fuite dans le forêt. Une fois qu'il vous a repéré, il regarde toujours la lisière du bois pour évaluer la distance qui lui permet d'être à l'abri dans le bois. Rassuré, il continue son repas et accepte une distance résonnable avec le photographe pour que celui-ci se fasse plaisir...
Photographies du reportage : Emmanuel PAROLA
Bibliographie : "Faune d'Europe" de Jirì FELIX aux éditions GRÜND-PARIS 1974
La galerie de 15 photographies du chamois
