Papillon de Porquerolles - Le Jason, Pacha à deux queues
Dès les premières lueurs du matin, l'envie d'aller découvrir la plus grande des trois Iles d'Or se fait pressante. Située en Méditerranée, à quelques kilomètres - à la nage - de la presqu'île de Giens. Le trajet par navette ne dure qu'une toute petite demie heure au départ de la presqu'île. Le vent et les embruns ravivent le corps et l'envie de promenade....
Débarquement, café sur une terrasse du port, visite rapide du village, la découverte de cette beauté peut débuter. Les premières images vous sautent aux yeux avec les rues de Porquerolles garnies de lauriers et de bougainvilliers en fleurs en ce plein mois de juin.
Un chois cornélien se pose alors au visiteur; VTT ou à pied? Pour le photographe, il n'y a pas de doute possible; des bonnes chaussures de marche feront l'affaire pour les sentiers de pierres. Direction le phare, plein sud sous le chant incessant des cigales.
La bonne nouvelle du jour est de constatée qu'en juin, l'affluence des touristes n'est pas encore maximale et donc, tous les chemins de l'île sont ouverts. Les promenades sont infinies au millieu de la végétation dense de porquerolles. Alors pour éviter de suivre des groupes et rater des rencontres animalières à cause du bruit ... direction les chemins de travers.
Les papillons sont bien présents. A tous les chemins, à tous les carrefour, ils butinent ou cherche l'âme soeur. Juin est particulièrement difficile pour photographier les papillons. Ces derniers sont très jeunes, ont beaucoup d'energie à revendre et recherche toute la journée son ou sa compagne pour procreer. Certains se ne se repose que très rarement sur une fleur ou une branche.
C'est le cas des citrons de Provence : in-fa-ti-gua-bles ! ! ! il faut parfois le ssuivre plus de 15 minutes pour espérer le voir se reposer sur une branche ou butiner.... facilement remarquable par ces couleurs jaunes et orange très vives, le citron de Provence est omniprésent. Mais il aime particulièrement la lavande et la lavande sauvage.
Les papillons de sous bois sont très présent aussi et virevoltent autour de oliviers et des ceps de vignes.
Mais c'est seulement après quatre heures de marches, aux abords d'une plantation d'oliviers et sous des feuillus que La rencontre c'est effectuée: ce grand papillon femelle peut atteindre 10 cm d'envergure ... Le "notre" en faisait bien 7 à 8. D'un vol délicat et majestueux "il" a dédaigné se poser à quelques mètres du sentier dans un feuillu. L'occasion était à ne pas manquer.
Voici le Jason appellé aussi " Pacha à deux queues".
Ce superbe papillons ne vit pratiquement que sur les côtes méditerranéennes, et plus particulièrement en Afrique. le spécimen que nous avons observer est issu de la première génération de l'année, dont les chenilles ont hibernées. La seconde génération apparaitra en août-septembre.
Le Jason arbore de magnifiques couleurs, et pour les explorateurs de fin d'été, le Pacha raffole de fruit trop murs... Il est facile de le repéré vers un figuier aux fruits surmaturés, attiré qu'il est par l'odeur de la fermentation du fruit....
Le retour à la Terre ferme en millieu d'après midi a permis de rencontrer un autre "phénomène" de la faune papillionnère; Le flambé. Autre superbe grand papillon qui adore la chaleur des basses altitudes françaises, mais que l'on retrouve ca et là à 800 ou 900 mètres d'altitude et parfois même jusqu'à 1500 mètres.
Muni de deux ailes ornées de quatre ocelles bleues très vives dont la première est entourée d'orange, elles se terminent par deux très grandes queues. Ce papillon majoritairement noir et blanc est très remarquable de part aussi sa grande envergure; environ 7 cm.
Deux superbes espèces en une journée, de quoi ravire le plus grincheux des naturalistes.... que nous ne sommes pas!
Photographies : Emmanuel PAROLA - Porquerolles, Saint Anne du Castellet

